quai1

espace dedié à l'image contemporaine

place de la gare 3
1800 vevey


Communiqué de presse:

Ouverture, ce vendredi à 18h00, d’un nouveau lieu dédié à l’image contemporaine à Vevey : Quai1. L’image contemporaine occupera, par des expositions régulières, les murs de ce lieu situé dans la gare, confortant encore davantage Vevey dans son «label» de ville d’images.

Quai1 est un nouvel espace dédié à l’image contemporaine. Choisi en plein cœur de la ville, dans le bâtiment de la gare, Quai1 ancre dans un lieu l’idée « Vevey, Ville d’images » en présentant des expositions tout au long de l’année. Issue de la réunion des principaux acteurs « visuels » de Vevey, l’association Quai1 est soutenue activement par ses membres fondateurs : l’Ecole d’arts appliqués, la Ville de Vevey, la Fondation Vevey Ville d’Images ainsi que l’association pour la photographie contemporaine Baryte. Quai1 permettra ainsi à la Ville de Vevey d’enrichir son offre culturelle, au festival Images’ de disposer de manière ponctuelle d’un espace qui soit adapté et bien placé, enfin aux étudiants de l’Ecole de photographie de montrer extra-muros leurs travaux ou celui des prestigieux intervenants de l’Ecole.

sarah chauliaguet / adrien cater / dominique hugon

L’exposition / installation qui inaugure ce bel espace réunit trois travaux, qui d'une manière ou d'une autre s'approprient des images issues de différents médias d'information, sources d'images par excellence ou par défaut.

Sarah Chauliaguet (1982), étudiante à l’Ecole d’arts appliqués de Vevey, s'approprie des images d'enfance pour alimenter ses cauchemars ou ses rêves. Intitulée Face Is, cette série met en scène des visages de jeunes filles à l’aube de l’âge adulte sur lesquels sont projetées des diapositives de visages d’enfants. Photographies trouvées dans des marchés et des vieilles boîtes à trésors, dans les poubelles des souvenirs banals, elles viennent comme une nouvelle peau, comme une greffe réelle et inquiétante brouiller le désir ambigu de ne pas grandir.

Dominique Hugon (1975), issu de l’Ecal, propose dans une position plus critique, des entre-deux images de visages de femmes puisées dans les pages glacées des magazines. Sous la saisie de portraits figés sur l’écran de son téléviseur pointe le caractère intriguant et fantomatique de l’être.

Enfin Adrien Cater (1977), enseignant à l’Ecole d’arts appliqués de Vevey, capture dans l’infini une suite d'images trouvées sur internet. random access memory propose "une recherche aléatoire d'images arbitraires" en utilisant le système de recherche - images.google.com - afin d'établir une gigantesque base de données d'images sans relation entre elles, dont le seul point commun, manifestement, est qu’elles ont été à un moment donné affichées sur internet.

Informations pratiques:

Adresse : quai1, Place de la Gare 3, 1800 Vevey / www.quai1.ch

Heures d’ouverture : du mercredi au vendredi de 16h00-19h00 et le samedi de 11h00 à 16h00.

Nous nous tenons à votre disposition pour vous fournir de plus amples informations et vous conseillons de consulter notre page Internet où se trouvent présentés les travaux de manière plus complète ainsi que des visuels des œuvres exposées.

http://www.quai1.ch/presse.html

Pour l’association Quai1 :
Vincent Juillerat

Adresse de contact :
Vincent Juillerat
vincentjuillerat@info.cepv.ch
079/426.94.21


Dominique Hugon

Le travail de Dominique Hugon se situe entre deux médiums, entre deux images, entre deux temps donnés à voir.

Ces trois grandes photographies sont des "sans titre", des fantômes.

Des visages de femmes dans les magazines, filmés puis montés en 25 images par seconde, rephotographiées sur l'écran dans un temps de pose qui propose ces entre deux images un peu monstrueuses d'une propagande insidieuse.

Les questions de propagande, des méthodes de conditionnement sont une des problématique récurrente du travail de Dominique qu'il investigue à travers différents médiums: sonores, dessins muraux, objets, installations …

La rythmique, la répétition et la déconstruction de celles-ci ont été des moyens de questionner cette préoccupation et ces photographies en découlent étrangement dans une proposition entre deux temps. L'appropriation des ces images se donne à voir par la proposition de l'interférence entre elles, du déroulement vidéo "d'une image sur l'autre, à travers l'autre" en une image fixe.

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Adrien Cater

Random Access Memory
("memoire vive")

Quand la photographie numérique rencontre la théorie du chaos.

Random access memory est un projet qui propose "une recherche aléatoire d'images arbitraires" en utilisant le système de recherche - images.google.com - afin d'établir une gigantesque base de données d'images sans relation entre elles qui ont été à un moment donné affichées sur internet.

Les images trouvées sont issues d'une série de numéros générés par les appareils numériques lorsque la photo est prise. Et le fait de les rechercher par une série de chiffres aléatoires permet une fascinante observation d'un échantillonnage de l' imagerie vernaculaire

Le nombre infini de cette source d'images est fascinante… La diversité des sujets, des points de vues, des provenances, des raisons de ces images est gigantesque. Ce travail est une proposition et une invitation à l'appropriation de ces images par le spectateur.

Le projet est présenté sous forme d'installation; les images sont projetées en un diaporama sans autres informations disponibles sur leurs provenances ou leurs contextes, les spectateur sont invités à élaborer leurs propres scénarios et à faire des liens ou des hypothèses sur le" pourquoi", le "comment" de ces images.

Cette suite d'images et les références universelles (mais impenetrables) qu'elles suscitent sont hypnotiques…

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Sarah Chauliaguet

FACE IS

Ce sont les images d’apparitions lorsque nous marchons dans la nuit. Sorties du noir, ou brièvement illuminées par des phares, brièvement au détour d’un cauchemar mais à chaque fois fuyantes, honteuses de leur étrange laideur comme le regard que nous posons sur elles.

A la face de jeunes filles à l’aube de l’âge adulte sont projetées des diapositives de visages d’enfants. Photographies trouvées dans des marchés et des vieilles boîtes à trésors, dans les poubelles des souvenirs banals, elles viennent comme une nouvelle peau, comme une greffe réelle et inquiétante brouiller le désir ambigu de ne pas grandir. Le désir particulier de l’âge du deuil-même de l’enfance. Nouvellement créés, terriblement présents, ces êtres chiffonnés, au regard plus absent que jamais, inspirent tout à la fois respect et dégoût de nous être si semblables; crainte et pitié, d’avoir été plongés dans une telle disgrâce. Admiration d’être si complet au regard de ce que nous sommes, d’être sans âge, sans sexe – sans être

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info@quai1.ch

www.quai1.ch